Samedi 15 novembre 2008:Jérémy Dauphin, animateur au SCIC
Jérémy Dauphin, animateur au SCIC foyer des jeunes travailleurs organise une journée "économie sociale et solidaire".
. Le mois de l'économie sociale et solidaire
Pour valoriser les activités de l’économie sociale
et solidaire et faire découvrir au public sa diversité
et sa richesse, la CRES Bretagne et les CRES de
France invitent les acteurs (associations,
mutuelles, coopératives, fondations), les
regroupements qui les représentent (fédérations,
unions) et les institutions ou collectivités
impliquées dans une politique de développement
de l’ESS, à participer au « Mois de l’économie
sociale et solidaire ».
Une première en Bretagne
Pour la première fois en Bretagne, les acteurs
bretons de l’économie sociale et solidaire
afficheront ensemble les événements et
manifestations qu’ils organisent sous un logo
commun : le « Mois de l’économie sociale et
solidaire en Bretagne ».
Un événement national
Se déroulant au même moment sur toute la
France, le Mois sera une vitrine nationale de la
diversité et de la vitalité des composantes de cette
autre façon de concevoir l’économie et
l’entreprise, représentant 1 800 000 emplois alors
qu’elle est encore peu connue du grand public et
que le sentiment d’appartenance de ses propres
acteurs est à développer.
Pour cette première édition, 19 régions sont
engagées simultanément dans l’organisation en
novembre 2008 d’un « Mois de l’économie
sociale et solidaire » sur leur territoire.
L'économie sociale et solidaire
L'économie sociale trouve son origine à la
fin du XIXe siècle et au début du XXe, dans
des initiatives associatives, mais aussi
syndicales et mutualistes. Ce terme désigne
aujourd'hui un ensemble bien précis
d'institutions: les associations, les
coopératives et les mutuelles.
Le trait commun à ces trois types de structures
juridiques étant de fonctionner en vue de la
satisfaction de leurs membres, adhérents ou
sociétaires et non en vue de la rentabilisation
d'un capital.
L'économie solidaire, de son côté, est née
dans les années 70-80, dans un contexte
marqué par la crise économique et le
chômage, quand le capitalisme ne parvient
plus à assurer le plein emploi, moteur du
processus d'intégration sociale des décennies
précédentes.
On peut regrouper sous ce terme aussi bien
l'épargne solidaire que les entreprises
d'insertion et le commerce équitable…
Il rassemble, en effet, un ensemble diversifié
de pratiques économiques qui ont pour but de
renforcer le lien social et d'établir une plus
grande équité entre les participants à
l'échange.
Ces pratiques sont souvent assumées par des
structures ayant une forme juridique relevant
de l'économie sociale.
Alternatives économiques- hors série pratique
n°11-septembre 2006
Samedi 15 novembre 2008
Association Steredenn
"L'économie sociale et solidaire
dans le PAYS DE DINAN,
réalisations et projets,
autour de l'école de projets INTERSTICES"
Introduction:
"Le travail, c’est produire du sens, c’est se
soucier de son environnement, des autres et de
mesurer les effets de ce que l’on réalise,
changements, utilité, respect de l’environnement
Le travail, c’est choisir et respecter l’espace de
vie dans lequel on agit : social, culturel,
géographique, économique
Le travail, c’est réaliser quelque chose avec
d’autres personnes en ayant le même pouvoir de
décision
Le travail, c’est produire soi même à partir d’une
idée, d’un matériau dans le respect de ses valeurs
et en se garantissant un revenu décent pour vivre"
Ces différentes expressions recueillies au sein de
l'école de projets Interstices auprès des créateurs
d'activités d'économie sociale et solidaire étaient
bien souvent reléguées à une vision dite "utopiste"
de la création d'entreprise.
Cette "utopie" prend toute sa place aujourd'hui
dans les politiques de développement économique
comme en témoigne l'engagement de
l’Association des Régions de France dans le
Manifeste pour une économie sociale et solidaire-
8 octobre 2008.
"appréhender l'économie sociale et solidaire
comme une dimension essentielle de
l'économie régionale"
Par ce manifeste, les régions envoient un signal
fort en direction des territoires pour accompagner
le développement "d'une économie respectueuse
des personnes, des territoires et de
l'environnement".
Problématiques posées lors de cette journée:
"Entreprendre autrement" devient une réalité pour
que des personnes, porteuses de projets puissent
travailler, produire, consommer, vendre….
autrement.
Comment définir cet "autrement"?
Qui sont les principaux acteurs de l'économie
sociale et solidaire? Que proposent-ils et
comment?
Quelle place ont-ils ou peuvent-ils prendre
dans le développement d'un territoire?
Quels sont leurs besoins, leurs attentes et leurs
potentiels?
Comment sont-ils repérés, accompagnés pour
développer leurs projets?
C'est pour tenter de répondre à ces questions que
l'association STEREDENN propose de donner un
coup de projecteur sur de multiples initiatives,
créées ou émergentes, portées par les habitants du
PAYS DE DINAN et accompagnés dans leur
parcours de professionnalisation par l'école de
projets INTERSTICES et d'autres partenaires.
Description de la journée:
_ une exposition mise en place par la
Chambre régionale de l'économie sociale et
solidaire nous explique cette économie, ses
valeurs, ses acteurs…
_ Une trentaine d'exposants présenteront,
au travers de leurs stands, des projets réalisés ou
des projets émergents:
- filière écohabitat du pays de DINAN: artisans,
porteurs de projets, chantiers d'insertion…
- SCIC bois énergie du Pays de Dinan,
- associations locales dans le domaine de la petite
enfance, de l'écologie, de l'art, de
l'interculturalité, du service aux personnes
âgées…,
- collectif solidaire pour des projets d'habitat
groupé et de gestion d'écosites,
- projets individuels: écopaysagiste, restauration
biologique, bien être et mieux être, commerce
équitable, art thérapie, traction animale, musée
de la trottinette, ….
_ Des animations proposées par les
porteurs de projet au cours de la journée
_ Une table ronde à 1Oh30:
"l'économie sociale et solidaire dans le
développement d'un territoire"
en présence de Bernard MERAND, directeur de
la Chambre régionale de l'économie sociale, Jean
FAUVEL, Président du Syndicat Mixte du Pays
de DINAN, Jacky MENOT, directeur de
l'association STEREDENN
_ Une table ronde à 14h30:
"accompagner l'économie sociale et solidaire,
pourquoi, comment?"
en présence de Dominique BABILOTTE,
coopérative d'activités Avant Premières, Sophie
BETHENCOURT, école de projets
INTERSTICES, Patrick CREAC'H, SCOP
KEJAL
_ Des exposants, accompagnateurs
locaux de l'ESS
L'école de projets interstices développée par
l'association STEREDENN
1. Rappel des origines du projet
Entre 1999 et 2001, plusieurs dispositifs sont mis
en place au niveau national pour favoriser la
création d’activités : Nouveaux Dispositifs
Emploi Jeunes , appels à projets dynamiques
solidaires, label interstices porté par l’UFJT, mise
en place des couveuses d’activités,…). C’est dans
ce contexte qu’Interstices est impulsé localement
par l’association Steredenn dans la volonté de
créer une école de projets pour les habitants du
pays de DINAN.
2. Interstices, un observatoire et un
laboratoire pour la création de
nouveaux métiers et de nouvelles
filières
A travers l’accueil et l’accompagnement de
porteurs de projet, l’école de projets Interstices est
un espace privilégié pour observer et analyser
comment une partie de population locale réagit et
agit face à des problématiques sociétales.
Dans cet « interstice », les personnes expriment
d’abord leur réaction face à une pénurie d’emploi
ou face à des emplois précaires, peu valorisants et
dénués de sens. Nombre de personnes accueillies
(salariées ou en recherche d'emploi), se refusent à
travailler mal, peu ou pas du tout et envisagent de
changer leur situation socio-professionnelle en se
projetant autrement dans le monde du travail.
Nous découvrons ici de nouvelles activités, des
filières à constituer, des métiers à inventer ou à
revaloriser, des emplois à créer dans des maillages
tissés localement, dans des stratégies pensées
collectivement.
C’est donc en repérant très en amont ces nouvelles
idées d’activités qu’interstices joue un rôle
d’observatoire local.
Mais c’est surtout en tentant de répondre
rapidement à cette demande que l’école de projets
participe à la construction du « rêv’alisable » dans
le champ économique.
En proposant des méthodologies, des supports, en
constituant de nouveaux réseaux, l’école de projet
incite progressivement les porteurs de projet à
passer de la « ré-action » à l’action, c’est à dire, à
formuler concrètement le projet, vecteur du
changement pour soi, pour les autres, pour la
société.
Pour certains, ce processus conduira à la création
de l’activité professionnelle, pour d’autres, le
chemin sera plus long et plus sinueux, pour
d’autres encore, seule la ré-action aura pu
s’exprimée et le projet sera mis de côté quelques
temps.
3. Evolutions et spécificités
Au-delà de l’accompagnement effectif des
porteurs de projets, les trois premières années de
fonctionnement ont permis à Interstices d’analyser
une demande en terme d’accompagnement et de
créer une méthodologie spécifique aux projets
d’économie sociale et solidaire (réflexion
approfondie, positionnement local du projet,
création et consolidation du modèle
méthodologique et pédagogique).
Interstices a identifié des caractéristiques propres
aux projets d'économie solidaire et a construit une
méthodologie adaptée tant sur le contenu
(dimension éthique, territoriale, juridique,
financière et technique) que sur le processus pour
leur mise en oeuvre (phase d'émergence, phase
d'étude ou de construction, phase
d'expérimentation et phase de mise en oeuvre…)
4. activités
Aujourd'hui, l' école de projets, "Interstices' a pour
principale mission d'accompagner la période
d'émergence pour la création d'activités
professionnelles dans le champ de l'économie
sociale et solidaire.
Complémentaire des autres structures de
l'accompagnement à la création d'entreprises,
Interstices intervient principalement pour aider les
porteurs individuels ou collectifs à structurer leur

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