Crèches : les listes d'attente s'allongent (OF 3 mars 2008 )

Actualité locale

Lundi 3 Mars 2008

Crèches : les listes d'attente s'allongent

A Dinan et dans la communauté de communes, les places en crèches manquent. Bertrand Elise (gauche) et René Benoit (UMP, maire sortant) font des propositions.

La petite Louise n'était pas encore née, qu'elle était déjà inscrite sur la liste d'attente des crèches de Dinan et Léhon. « J'ai postulé alors que je n'étais enceinte que depuis un mois et demi ! », se souvient sa maman Viviane le Boulicaut. La crèche de Dinan comptant 23 places et celle de Léhon 20, il vaut mieux en effet être très prévoyant. « On nous a conseillé d'appeler une fois par mois pour confirmer notre demande. Un vrai test de motivation ! », confirme le papa, Yves Martin. « Étant 15e sur la liste d'attente, nous ne savions pas jusqu'au dernier moment si nous obtiendrions cette place. Notre chance, c'est que Louise est née au mois de juillet. Elle a pu entrer à la crèche en septembre, pile au moment où d'autres enfants ont quitté la crèche pour l'école. » Le couple avait le bon profil : ils travaillent tous les deux et habitent Dinan. Un atout, car la crèche municipale de Dinan donne priorité à ses administrés. « Nous avons d'ailleurs fait le choix d'acheter une maison à Dinan, dans le quartier du lycée Ker Siam, parce qu'il y a une crèche à Dinan », soulignent les jeunes parents.

Viviane qui est enseignante au lycée agricole de Caulnes, a pu aménager ses horaires pour pouvoir emmener puis chercher Louise à la crèche, qui ouvre de 7 h 45 à 18 h 15. Relayé par Yves qui prépare les concours de l'administration, territoriale à l'IPAG de Rennes. Ils ne regrettent pas leur choix. « La crèche, c'est bon pour la sociabilité et l'éveil de Louise. Et elle bénéficie d'un bon suivi médical. Des couples d'amis voudraient y inscrire leur enfant, mais c'est impossible faute de place. »

Horaires inadaptées

« Il n y a pas assez de places en crèche et les horaires ne sont pas adaptées aux parents qui travaillent, quand ils ne sont pas fonctionnaires », voilà une remarque qu'Anne Moysan, en stage d'assistante sociale au centre social de Dinan, a souvent entendu. Dans le cadre d'un groupe de travail sur la parentalité, cinq couples ont évoqué leurs difficultés pour trouver un moyen de garde. Ils se tournent alors vers les assistantes maternelles, elles sont 316 à exercer dans la communauté de communes. « Mais il y a tellement de demande, que certaines sont en mesure d'imposer leurs horaires. » Et il est difficile pour une maman d'inscrire son enfant des mois à l'avance, quand son travail est précaire, alternant CDD et périodes de chômage.

« Au club d'entreprises du Pays de Rance (CEPR), nous nous sommes rendu compte qu'il y avait un vrai souci pour employer les femmes, et certains hommes aussi d'ailleurs, lié au problème de garde d'enfants », reconnaît Yannick Ecobichon, ex-président du CEPR. D'après une enquête de la Caisse d'allocations familiale, menée sur les neuf communautés de communes du pays de Rance, il y aurait un potentiel de 1 200 enfants à garder pour seulement 160 places de crèches existantes. Le CEPR s'est rapproché de la commune de Quévert dont le projet de crèche est à l'étude. Les patrons se sont engagés à financer 10 places sur un total de 30, pour une crèche ouvrant de 7 h 30 à 19 h. « Si ça marche, on se posera la question d'élargir les horaires », indique Yannick Écobichon. Des communes comme Trélivan ou Bobital seraient également intéressées. « Il est difficile pour elles de s'engager avant les élections, analyse Alain Burlot, le maire de Quévert. Ce projet sera présenté aux nouvelles équipes municipales des communes voisines une fois élues. »

Fabienne RICHARD.

Ouest-France



Article ajouté le 2008-04-04 , consulté 20 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " " l'Actu. à Léhon " "

Retour aux articles